Mouscron: terre d'accueil
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En dépit de découvertes archéologiques remontant à l'époque romaine, notamment au Mont-à-Leux, Mouscron est cité pour la première fois en 1060. Son étymologie serait "mosscher-on, endroit marécageux couvert de mousse". En 1066, le comte de Flandre attribue à la collégiale Saint-Pierre de Lille des terres à Mouscron. L'autel de Mouscron, à l'origine de la paroisse, appartint d'abord à l'abbaye Saint-Barthélemy de l'Eeckhout à Bruges qui, par échange, le céda en 1149 à l'abbaye Saint-Martin de Tournai avec une partie des dîmes dont le chapitre cathédral de Tournai était également détenteur. Trois seigneuries importantes se partageaient Mouscron : La seigneurie de Mouscron s'étendait sur plus des trois quarts de la paroisse et appartenait aux seigneurs d'Audenarde, une branche cadette de la maison de Louvain. Béatrice de Louvain vendit Mouscron en 1332 à Bernard de la Barre, un bourgeois de Tournai. La seigneurie de Mouscron, qui n'était qu'un ensemble de terres et fiefs au XIVe s., eut son château vers 1430, suite à la confiscation de la ferme des Ramées transformée alors en demeure seigneuriale, aujourd'hui le Château des Comtes. Ses détenteurs acquirent progressivement tous les fiefs situés sur la paroisse dont celui du Val en 1481. Comme toute la région, Mouscron fut marqué par les guerres de la fin du XVe s. et subit les ravages de la garnison de Tournai. Les guerres de religion de la fin du XVIe s. permirent aux Hurlus de s'emparer brièvement du château en 1579. Dans la seconde moitié du XVIIe s., le village souffrit énormément des guerres de Louis XIV. En 1794 s'y déroula une bataille entre Français et Hanovriens. En dehors de l'occupation allemande lors des deux guerres mondiales, le dernier événement guerrier que vit Mouscron fut l'échauffourée du Risquons-Tout en 1848. Jusqu'au milieu du XVIIIe s., Mouscron fut un village agricole où l'industrie textile prit seulement de l'extension quand Lille interdit en 1769 la fabrication du molleton, un tissu mélangé de lin et de laine, aux Roubaisiens et aux Tourquennois qui émigrent alors vers les Pays-Bas autrichiens, à Mouscron notamment où cette fabrication est autorisée depuis 1758. Armoiries (*)
Celle du drapeau est "blanc à la barre hérissée de flammes".
Entre 1800 et 1815, l'activité textile prit encore plus d'importance et s'ouvrit au coton. A partir de 1850 environ, le besoin de main d'oeuvre dans le nord de la France attira quantité d'ouvriers flamands à Mouscron. Puis, vers 1890-1900 et entre les deux guerres mondiales, des patrons français investissent sur place et construisent surtout des filatures et des usines de tapis, ce qui fixe une partie des très nombreux frontaliers du côté belge de la frontière et permet encore à Mouscron de garder une place déterminante au point de vue économique. Cette expansion modifia radicalement le visage du village rural traditionnel, surtout entre 1919 et 1939 quand des quartiers urbains entiers surgissent d'un bloc, exigeant une nouvelle structure socio-culturelle. L'agglomération de Mouscron ne forme plus aujourd'hui qu'une conurbation avec la métropole du nord de la France. Essentiellement francophone (94% en 1846, 74% en 1947), Mouscron fut rattaché au Hainaut en 1963, devenant la première ville du Hainaut par le nombre de ses habitants avant les fusions de communes de 1977. En quelques dates
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