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Les prescriptions de la loi communale de 1836 n’ont pas été suivies avec rigueur par les quatre administrations communales dont les territoires fusionnés forment Mouscron aujourd’hui. Les services de l’administration communale et les historiens locaux ne se sont pas beaucoup intéressés aux archives jusqu’à la fusion des communes le 1er janvier 1977.
À l’initiative du député-bourgmestre Jean-Pierre Detremmerie et sous l’autorité du directeur d’administration Robert Vandenberghe, puis des secrétaires communaux Lucien Terryn et Christian Delaere, une équipe de contractuels, toujours suffisante en nombre et qui a comporté des éléments stables pendant de longues périodes, assurant ainsi continuité et homogénéité au classement, a été dirigée depuis 1979 par un ou deux licenciés en histoire, utilisant comme cadre de classement la Classification Décimale Nationale (C.D.N.) de l’Union des Villes et Communes belges, détaillée dans les Tables de Classification Décimale Nationale à l’usage des administrations communales avec Index alphabétique (nombreuses éditions).
En 1984, les archives communales de Dottignies, Herseaux et Luingne sont rangées à l’étage de l’ancienne maison communale de Dottignies, tandis que les archives de Mouscron sont rassemblées sur le site Motte. La question d’un centre d’archives a été résolue sous l’impulsion décisive du secrétaire communal Christian Delaere, soutenue par le député-bourgmestre Jean-Pierre Detremmerie.
L’aménagement d’une partie d’une ancienne usine textile a été décidé par le Collège échevinal lors de sa séance du 3 février 1998, l’autorisation de bâtir étant délivrée le 13 août suivant. Après l’achèvement des travaux de réhabilitation commencés en 1999, les nouveaux locaux sont accessibles au public depuis le 5 novembre 2001.
Les Archives de la Ville de Mouscron occupent au 120 A, rue du Petit Pont, une partie de l’ancienne Manufacture française de tapis et couvertures. Les archives disposent là de près de 1.750 m², sur deux étages :
Trois magasins sont destinés à la conservation des archives et de la bibliothèque administrative : 3.430 mètres linéaires de rayonnages y sont installés sur plus de 600 m².
- Les salles d’arrivage et de tri ainsi que le garage offrent environ 400 mètres linéaires de rayonnages.
- Plus des deux tiers des 350 m² de l’étage des magasins ont été équipés en 2007 de 1.630 mètres linéaires de rayonnages, le dernier tiers servant de réserve aux collections du Musée de Folklore.
- La salle de lecture permet de recevoir simultanément une douzaine de personnes.
- Une salle d’exposition servira à la valorisation des archives.
- La salle mise à la disposition de la bibliothèque de la Société d’Histoire qui occupe 120 mètres linéaires de rayonnages.
- Une salle polyvalente de 193 m² à l’étage est réservée à l’accueil de groupes scolaires et à la conservation de maquettes diverses.
- Des locaux techniques et de service (WC, chaufferie, etc.) occupent 138 m².
- Les bureaux du personnel des Archives occupent 90 m².
Il faut noter que tous les locaux accessibles au public le sont aussi pour les moins valides. Le coût de la réaffectation de ce volume industriel et de son aménagement spécifique s’est élevé à environ 900.000 EUR.
Les archives des quatre communes fusionnées sont réparties en trois séries, dotées chacune d’un inventaire. La 1ère série est classée de la même façon que les archives communales conservées par les Archives de l’État et rassemble surtout des papiers d’Ancien Régime. La 2e série, classée selon la C.D.N., recueille la majorité des archives des XIXe et XXe siècles, avec une part écrasante pour celles qui suivent la décennie 1930-1940. La 3e série regroupe les documents qui avaient échappé aux premiers classements.
La rationalisation des fonds communaux a été prévue par le Collège échevinal en date du 24 juin 1991. Aux premières éliminations réalisées en 1997 et 1998, s’ajouteront désormais des tris massifs, selon les directives et recommandations des Archives Générales du Royaume.
Le plus ancien document conservé est un fragment d’un compte de l’église Saint-Barthélemy daté de 1546. Si les archives communales sont d’abord la mémoire de l’administration, elles forment aussi une partie de la mémoire de la ville administrée. Conscient de cette mission de préservation du passé local, le Service des Archives n’a pas hésité à adjoindre aux archives administratives quelques fonds privés.
La consultation sur place ainsi que le prêt interne et externe est organisée par le règlement approuvé par le Conseil communal du 24 février 1986. Les limites de la communication ont été fixées par décision du Collège échevinal le 7 mars 2005. De 1987 à 2008, la salle de lecture a connu en moyenne près de 405 séances de travail par an : en très grande majorité, des généalogistes venus consulter les registres paroissiaux et d’état civil.
La présence de la bibliothèque de la Société d’Histoire de Mouscron et de la Région dans les locaux des archives donne accès à une documentation utile aux personnes en quête de renseignements historiques sur Mouscron et sa région.
Claude DEPAUW
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