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Dottignies

Dottignies, qui signifie la «résidence de Dotto», est cité pour la première fois dans un acte de 872 pour l'abbaye de Saint-Amand-les-Eaux.

Le village était partagé anciennement entre plusieurs juridictions. D'après un recensement de 1765, sur une superficie de 1031 bonniers, 738 appartenaient à la châtellenie de Courtrai, 85 à celle de Lille, 17 constituaient une franchise tandis que 172 relevaient du bailliage de Tournai-Tournaisis.

Cédé entièrement à la France avec la châtellenie de Courtrai et le Tournaisis par le traité d'Aix-la-Chapelle en 1668, le village fut traversé par une frontière d'Etat après 1678, suite au traité de Nimègue qui prévoyait le retour du Courtraisis aux Pays-Bas. Après le traité d'Utrecht de 1713, Dottignies appartint aux Pays-Bas à l'exception des enclaves de la châtellenie de Lille qui devinrent autrichiennes après le traité des limites de 1769.

La seigneurie de Dottignies était située dans la partie courtraisienne tandis que les terres "tournaisiennes» appartenaient pour la plupart au domaine constitué au XIIIe s. par l'abbaye Saint Martin de Tournai et, dans une moindre mesure, à l'abbaye de Cysoing.

Dottignies eut pour seigneurs des membres de la famille de ce nom au XIIe s., des de Halluin au XIIIe s., enfin les vicomtes de Furnes issus successivement des familles de Stavele, de Melun, van der Gracht et de Croy jusqu'à la vente vers 1572 à Jean Richardot, président du Conseil privé des Pays-Bas. Ses descendants la cédèrent aux de Jonghe vers 1701, qui la transmirent aux Bertout

En 1138, l'évêque de Tournai cède à l'abbaye rémoise Saint-Thierry l'autel de Dottignies et sa dépendance de Kooigem. Après son incorporation à l'évêché du lieu en 1696, les revenus en furent perçus par l'évêque de Reims qui céda sa part des dîmes en 1776 à l'abbaye de Cysoing.
Sa situation frontalière à la fin du XVIIe s. valut à Dottignies d'être parcouru par des retranchements creusés en 1677 par les Français pour protéger Lille. Le village fut dès lors le théâtre d'opérations militaires, avec les destructions que cela suppose. Ces lignes furent abandonnées en 1695.

D'un point de vue économique

La localité était autrefois essentiellement agricole : en 1812, 1.240 hectares de labours occupaient 1.400 cultivateurs et ouvriers agricoles. La culture du lin, et particulièrement sa filature, fournissait du travail à 400 personnes. Aussi Dottignies fut particulièrement atteint par la crise linière des années 1840. Dans la deuxième moitié du XIXe s., l'industrie textile (tissages de lin et coton, ateliers de confection) se développa conjointement à celle implantée à Mouscron. Jusqu'il y a une dizaine d'années, une part importante de la population - 820 frontaliers en 1947 - était occupée en France.

Le caractère francophone de la population (90% en 1846, 85% en 1947) valut à Dottignies d'être rattaché en 1963 au Hainaut avec d'autres communes de la région de Mouscron.

Armoiries (*)

Armoiries Dottignies

Le scel échevinal employé en 1763 et octroyé par le vicomte Guillaume-François Bertout de Carillo a été retenu comme armoiries communales par Arrêté royal du 31 mai 1932.

 Ecartelé aux 1 et 4 d'azur au chevron d'argent accompagné en chef de deux étoiles d'or, qui est Bertout, et aux 2 et 3 de gueules à une tour crénelée d'argent surmontée d'une aigle de sable tenant dans sa griffe dextre une couronne d'or, qui est Carillo, l'écu est timbré d'une couronne à trois perles séparées par deux pointes et supportée par deux lévriers d'argent colletés de gueules bordés de bouclés d'or.

Monuments Religieux

Monument classé par Arrêté royal du 20 février 1939, la tour de l'ancienne église paroissiale est tout ce qui reste d'un édifice de la fin du XIIe s. Pillé en 1794 et 1797, le sanctuaire fut agrandi en 1843-1844 et démoli en 1913, sauf la tour de caractère roman tardif, construite en moellons de pierre de Tournai.

En remplacement du sanctuaire démoli, l'actuelle église paroissiale Saint-Léger est un vaste édifice néo-gothique en briques édifié entre 1910 et 1913.

Monuments civils

La cense de Marhem est une vaste ferme semi-clôturée groupant autour d'une cour polygonale des bâtiments bas en briques couverts de toits de tuiles en bâtière, tel un logis et une importante grange en large du XVIIIe s. ainsi que des dépendances du XIXe s.

Remontant peut-être au XVIIe s., la cense de la Cabocherie, ferme en quadrilatère de briques, a été fortement altérée par des aménagements des XIXe et Xxe s.

Ancien bien de l'abbaye Saint-Martin de Tournai, la cense de Valemprez est un quadrilatère de bâtiments bas en briques chaulées, à pignons en épis parfois débordants et toits en bâtière de tuiles à coyaux. Reconstruit sans doute en totalité vers le milieu du XVIIIe s., il a été remanié récemment.

D'une seigneurie citée dès 1216, la cense de la Haverie, ferme de briques en quadrilatère, a été reconstruite à la fin du XVIIIe s. et remaniée plus tard. Elle est intéressante pour son corps de logis et son porche-colombier.

La cense de Buxramest un important quadrilatère daté de 1708. En dehors du porche, refait en 1910, elle comprend une grange, des étables et des écuries d'origine en briques, couvertes de beaux toits en bâtière de tuiles au faîte élevé et à coyaux. Le fond de la cour est occupé par un logis bas surmonté d'un campanile.

Isolée, encore entourée d'eau sur trois côtés et dominée par son haut porche-colombier daté de 1742, la cense de Rouge-Croix est une grande ferme du milieu du XVIIIe s. groupant autour d'une cour pentagonale des bâtiments bas de briques que coiffent des toits de tuiles en bâtière à coyaux sur corbeaux de bois profilés.

Haut la Main !

(*) « Mouscron [Dottignies, Herseaux] », dans Armoiries communale en Belgique. Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, tome II, Bruxelles, Dexia, 2002, pp. 570-572.