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Luingne

En 1178, l'évêque de Tournai attribue au chapitre cathédral de la ville épiscopale les autels de Luingne et d'Herseaux. L'abbaye Saint-Martin de Tournai levait les deux tiers de la dîme de Luingne.

Luingne, qui signifierait «charbonnière, endroit d'où l'on tire du charbon de bois», situé tout entier dans la châtellenie de Courtrai, suivit la destinée de cette circonscription au gré des traités.

Il faut sans doute rechercher dans la géographie féodale l'origine de la configuration du village dont le territoire n'est pas tout d'un bloc : une enclave sans limite commune avec le gros de la localité se trouve coincée entre Mouscron et Herseaux. C'est là que se trouvent deux grosses fermes : celle des Haies, fief tenu de la seigneurie de Mouscron, acquis par Bernard de la Barre jusqu'à la Révolution française. Le bailli de Mouscron l'était aussi à Luingne et le cour échevinale de Mouscron, qui devait comprendre deux habitants de Luingne sur sept échevins, étendait sa juridiction sur le village.

La position géographique de Luingne fut déterminante pour son expansion économique. Tributaire du développement de Mouscron, les deux agglomérations se touchant, et de l'industrie du Nord de la France, cette commune agricole n'occupait en 1947, sur un plus d'un millier d'actifs, qu'un tiers sur place, un tiers étant de frontaliers et le dernier tiers travaillant à Mouscron.

Avec 96% des francophones en 1846, l'immigration flamande provoqué par l'appel de main-d'oeuvre du Nord et de Mouscron a fait en sorte qu'en 1947, la population était francophone à 68%. Luingne a été rattaché au Hainaut en 1963.

Armoiries (*)

Armoiries LuingneLes armoiries communales de Luingne ne sont pas officielles. Elles sont identiques à celles octroyées, par Arrêté royal du 29 janvier 1953, à Aalbeke où, comme à Luingne, les seigneurs aux 1 et 4 de gueules au cavalier habillé d'azur monté sur un cheval galopant d'argent et brandissant une épée haute du même, qui est Basta, aux 2 et 3 d'argent à la barre hérissé de flammes de gueules, qui est Moradin, avec, sur le tout placé en abîme un écu d'argent à trois écussons d'azur chargés chacun d'une étoile à six rais d'or, qui est d'Ennetières, l'écu est sommé d'une couronne à trois fleurons d'or séparés par trois perles posées en trèfle.

Monuments religieux

A la place d'une chapelle du XIe s. dépendant de l'église d'Herseaux, l'église paroissiale Saint-Amand est attestée au XVe s. Elle fut démolie en 1848 et remplacée par un édifice néo-gothique en 1848-1850.

Monuments civils

La ferme Goemare est un quadrilatère bas en briques remontant au troisième quart du XVIIIe s. mais largement reconstruit dans les siècles suivants.

Entourée d'eau et d'arbres, construite au milieu du XVIIIe s., remaniée au XIXe s. et encore très récemment, la cense de Drumes est une ferme semi-clôturée groupant autour d'une cour irrégulière des bâtiments bas en briques que coiffent des toits de tuiles en bâtière à coyaux.

Quadrilatère daté de 1827, la ferme du Blanc Balot est constituée de bâtiments bas de briques sous toits de tuiles en bâtière à coyaux et pignons en épis.

La cense des Haies est une ferme en quadrilatère isolée, remontant au XVIIIe s. mais presque entièrement reconstruite au siècle suivant.

La ferme de la Malcense est un quadrilatère bas en briques, intéressant surtout pour le petit corps d'entrée du XVIIIe s.

Partiellement entourée d'eau, la cense del Planque est un ensemble en ordre lâche de bâtiments de briques dominés par un haut corps de logis de la fin du XVIe s.

(*) « Mouscron [Dottignies, Herseaux] », dans Armoiries communale en Belgique. Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, tome II, Bruxelles, Dexia, 2002, pp. 570-572.