Mouscron est le carrefour de la transition
Description: Le défi était de se faire rencontrer les acteurs des initiatives en transition sur un large territoire allant des Hauts de France à la Wallonie. Le point de rencontre qui a été choisi par les deux réseaux de transition, ce fut Mouscron. La salle La Grange était le point de rendez-vous et les locaux du CRIE de Mouscron ont rendu possible plusieurs ateliers durant toute la journée.
Comment tomber amoureux du futur ?
Vaste sujet que de réfléchir sur ce futur ? Dès le matin les organisateurs du projet CASTOR avaient prévu un véritable bouillon de culture pour que l’on s’immerge dans des ateliers offrant le temps de se recentrer tête-cœur-corps pour imaginer nos futurs...
Le projet CASTOR c’est quoi ? Ce projet réunit les réseaux de la transition Belgique et Hauts-de-France. Membres du mouvement des Villes et Territoires en Transition, les deux réseaux partagent la même vocation : relier, former et accompagner les initiatives de transitions.
Le projet est né d’un constat : les défis environnementaux ne connaissent pas de frontières. Les solutions non plus. En partageant nos méthodes, nos réussites et même nos difficultés, nous devenons collectivement plus efficaces pour accompagner la transition écologique sur nos territoires.
Après des séminaires d’échange et des visites de terrain de part et d’autre de la frontière, place à la tête : cette journée célébrait ce qui s’est construit ensemble.
La journée était organisée en cinq temps : des ateliers le matin, le repas partagé de midi, après-midi de rencontres et de découvertes, la cour conviviale du soir puis lecture à voix haute et bal folk...
Des ateliers du matin
Un peu de gym créative ou comment oser imaginer l’inimaginable ? Filipa Pimentel, du réseau international de la Transition, proposait un atelier d’une demi-heure sur le ridicule (on lâche prise et on collabore), l’objectif étant d'ouvrir les neurones à la créativité.
Résultat avec quelques pommes de terre, des piques en bois et des éléments se trouvant à l’extérieur, voilà que deux œuvres ont vu le jour. Deux groupes de cinq participants ont pris le temps de créer des "montres" en transition...
L’exercice permet de créer du lien, de favoriser la coopération et de faire ensemble une réalisation plastique. Une séance qui dynamise et prouve, qu’en peu de temps, on peut mettre nos énergies pour créer et construire.
D’autres ateliers proposaient aussi d’utiliser ses mains comme pour des constructions en bois. Un atelier repair Café de Neuville-en-Ferrain était là pour la réparation des petits appareils électriques.
Un autre atelier chant animé par Julia Eripret a permis de proposer sur le du temps du midi un petit concert au milieu de la cour de la salle La Grange.
Un dernier atelier autour de l’écriture fut animé par Marie Ginet.
Un beau voyage pour faire le Printemps des possibles : Marie nous a guidés sur les voies de l’écriture. Laisser sa main écrire est une magnifique sensation. Poser des mots sur la feuille de papier pour parler de ce que l’on a au fond soi...
Après quelques minutes de travail, on écrit une sorte de souhait sur le futur et l’environnement. Pour clôturer l’atelier, nous avons fait la lecture à voix haute des courts récits. Un vrai moment de partage, d’écoute.
L’après-midi, plusieurs tables rondes ont permis aux participants de partager les expériences d’initiatives en transition. Il y a une rencontre autour du projet Nourrir Mouscron avec la Ceinture alimentaire de la Wallonie Picarde, un atelier photo proposé par le CRIE de Mouscron, une table ronde sur la coopération, une autre sur la démocratie participative, etc. Bref, il y a eu beaucoup de belles rencontres et des échanges.
Le village des possibles au cœur de la salle La Grange a permis à tous les visiteurs de parler des initiatives des uns et des autres. Les sujets parlaient de la transition, de l’alimentation, du zéro déchet, de l’énergie et du climat ainsi que de la mobilité.
Pour clore la journée de rencontre, Marie Ginet a proposé une lecture à voix haute, pour ceux qui le souhaitaient, des textes écrits lors de l’atelier du matin.
Puis ce fut le temps du bal folk. Une journée dense qui a offert à chacun d’entrevoir un futur désirable. Il nous reste maintenant à entretenir les liens que l’on a tissé pendant la journée.